La place essentielle de la nature dans nos comportements

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Ce n’est plus un secret, nous approchons dangereusement d’un point de non-retour écologique principalement dut à l’activité humaine. Plusieurs études suggèrent qu’une fois que la température terrestre aura augmenté de 4 degrés Celsius, des rétrocontrôles autrefois négatifs deviendront positifs (1).

Autrement dit, certains écosystèmes, comme les forêts, qui absorbent la plus grande partie de nos émissions de CO2, s’assécheront et commenceront à libérer le dioxyde de carbone séquestré au cours des siècles ; le pergélisol qui couvre de la végétation ancienne en Arctique fondera, ce qui entrainera une libération de méthane dans l’atmosphère, un gaz à effet de serre dix fois supérieur au CO2 et ainsi de suite.

D’un point de vue évolutionnaire, comment notre style de vie moderne est-il en train d’impacter nos comportements ?

Sommes-nous tout aussi proche d’un point de non-retour comportementale ? Certaines mutations sociales, tel que le phénomène d’urbanisation, seraient en train de favoriser des comportements humains tournés vers les plaisirs immédiats plutôt que vers la prévoyance à long terme (2,3,4).

Ces comportements auraient une influence néfaste par rapport aux challenges du 21e siècle tels que l’exploitation des ressources, la pollution ou la surpopulation (2,3,4).

En effet, les résultats de trois études comparant le comportement de « soucis du futur » de populations vivants dans des environnements soit ruraux ou urbains ont tous conclus que nous accordions plus de valeur à la nature surtout après y avoir été exposé (7).

Que savons-nous de plus ?

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Des archives médicales montrent que le stress et les maladies liées au stress ont fortement augmenté dans les sociétés occidentales.

Une recherche qualitative a été effectué, grâce à des questionnaires (proposants des questions sur le bien-être et le temps passé dans des espaces verts) distribués à 953 individus dans 9 différentes villes en Suède. Les résultats sont sans conséquents et suggèrent que les personnes qui passent le plus de temps dans des espaces verts souffrent de moins de stress ou de maladies liées au stress (8).

Richard Louv, auteur de Last Child in the Woods (Le dernier enfant dans la forêt), dans lequel il fait le lien entre l’absence d’activités de plein air et certains problèmes psychologiques, suggère que l’augmentation de l’anxiété, la dépression et le déficit d’attention sont liés à une exposition naturelle trop faible (9).

Avec plus de 50 pour cent de la population mondiale qui vit dans un milieu urbain, il y a un fossé en train de se creuser entre le monde civilisé et le monde naturel. Et comme notre société devient de plus en plus technologique, les enfants grandissent sans vraiment avoir eu l’opportunité de se lier à ce dernier car le temps passé dehors à beaucoup diminué ces dernières décennies.

Ce qui découle de ces observations est que nous sommes en train d’éduquer une génération déconnectée de la nature qui présente de plus en plus de troubles mentaux et qui privilégie le plaisir immédiat. De plus, les comportements qui utilisent le schéma mental du plaisir immédiat sont souvent associés aux comportements nocifs tel que l’abus de substance ou l’obésité (5,6).

Pourquoi cela nous importe-t-il ?

Nous devrions prendre ces informations au sérieux car il est inquiétant de penser que les prochaines générations se soucierons encore moins de notre planète que les générations actuelles.

Schoolchildren on the Guardianship scheme visit the Footprint Building at St Catherine's in Windermere, Cumbria.-nature-comportements

Que pouvons-nous faire ?

Nous pouvons consacrer plus de temps aux activités d’extérieur.

Les parents devraient aussi contrôler le temps que passent leurs enfants devant les écrans et leur apprendre dès le plus jeune âge que les activités d’extérieurs peuvent elles aussi être amusantes.

References

  1. http://newscenter.berkeley.edu/2012/06/06/scientists-uncover-evidence-of-impending-tipping-point-for-earth/ (retrieved the 14/06/2014)
  2. Dietz et al (2003). The struggle to govern the commons. Science302, 1907-1912.
  3. Swim et al (2009). Psychology and global climate change: addressing a multifaceted phenomenon and set of challenges.
  4. Wilson et al (2004). Do pretty women inspire men to discount the future? Proc. R. Soc. Lond. B 271, 177-179.
  5. Diamond JM (2005). Collapse: how societies choose to fail or survive. London, UK: Penguin
  6. Griskevicius V et al (2012). The evolutionary bases for sustainable behaviour: implications for marketing, policy, and social entrepreneurship. J Public Policy Mark 31, 115-128.
  7. Do natural landscapes reduce future discounting in humans ? J. Van der Wal et al , Proceeding of the Royal Society B (2013) 280
  8. Grahn et al (2003). Landscape planning and stress. Urban Forestry and Urban Greening 2, pp 1-18
  9. Louv, Richard. (2005) Last Child in the Woods: Saving Our Children from Nature-Deficit Disorder(Paperback edition). Algonquin Books. 335pp.

Emilie Balloux

Emilie Balloux is an undergraduate student on her third year of an MA in Literature at University of Dundee, Scotland. She is involved in writing the University magazine “Magdalene” reconciling her interest in art & humanity with that of science, (her former background), with a special focus in neuroscience, microbiology and evolutionary psychology. There is a huge language cleavage between the fields of Science and Humanities; this tends to isolate the research and findings made by each sphere only to people who are familiar with the specific jargon. It’s important to have people willing to “translate” such information; to make accessible such information to a wider audience without losing the scientific credibility behind it. This is why sites like NatureGoingSmart are important, they help this transition from a more theoretical realm to a pragmatic one: where people can actively engage with the scientific material to enhance their day to day lives and lessen the pressures on the planet. “My philosophy of life encompasses minimalistic, existentialist, humanist and environmentalist views. The observation “the planet has enough for human need but not for human greed” really resonates with me and I believe that we should tend to our relationship with ourselves, with others and the planet to advance through life in a constructive way.”

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